La castration chimique ?
#1
Posté 27 10 2009 - 19:20
Dans le cadre du débat sur la prévention de la récidive, la question de la castration chimique est donc à nouveau sur la table. Ce procédé est médicamenteux et vise à empêcher la sécrétion ou la diffusion de la testostérone. Le but étant d'annihiler le désir sexuel.
Alors... quel est ton avis, si tu en as, sur cette question ?
#2
Posté 27 10 2009 - 19:28
#3
Posté 27 10 2009 - 19:51
#4 Invité_Cinquesse_*
Posté 27 10 2009 - 20:43
Pour ma part, bien que j'y sois farouchement opposé pour tous les autres cas, la peine de mort me semble adaptée ; encore plus justifiée lorsqu'il y a récidive.
#6
Posté 27 10 2009 - 22:33
Je dirai que la castration chimique, doit en plus être accompagnée d'un bon suivi psychiatrique, d'une surveillance hautement vigilante et d'un mode de réinsertion adapté pour éviter toute rechute ....
Or, compte tenu du manque de moyens de la justice pour mettre ces dispositions en place, je suis très sceptique.
L'essentiel est surtout que la justice arrête de faire ressortir des multi-récidivistes de prison faute de places et de moyens, car lachés comme des fauves en pleine nature, évidemment, qu'on ne s'étonne pas qu'ils refrappent à nouveau ....
La castration chimique semble apparaitre comme une DEMI solution pour faire face au manque de moyens, de personnels et de structures adaptées aux délinquants sexuels.
Car même si cette castration empêche les pulsions de s'exprimer, je ne suis pas sûre qu'elle fasse rempart aux vices enfouis et refoulés dont peut être habités un violeur ....
même s'il ne peut les exprimer sexuellement parlant, suite à la castration chimique, n'est il pas capable de passer à l'acte par d'autres moyens qui sauraient tout aussi glauques ?
Car reste le cerveau et lui on ne peut pas le castrer ....
Pour ce qui est de la peine de mort, dans notre société dite civilisée, cela peut apparaitre comme un traitement indigne pour un être humain, une espèce de barbarie contre un acte de barbarie, mais comment respecter l'intégrité physique des délinquants sexuels ayant eux même passer le cap du non respect de la dignité humaine de par leurs actes ?
Bref, un vrai casse tête ...
#7
Posté 27 10 2009 - 23:04
#8
Posté 27 10 2009 - 23:10
"risque d'étrangler" pas "étranglera quelqu'un contre ta volonté" ?
Personnellement, j'ai du mal avec tout ce qui est irréversible.
La peine de mort appliquée est par définition irréversible, la castration est irréversible.
Ca me dérangerait de dire que je suis pour car cela signifierait que je cautionne une sorte de... déterminisme finalement.
C'est extrêmement dangereux je trouve.
#9
Posté 27 10 2009 - 23:15
#10 Invité_Cinquesse_*
Posté 28 10 2009 - 07:48
Ah! mais j'y pense, je peux peut-être le mettre en fichier *.pdf
Ce message a été modifié par Cinquesse - 28 10 2009 - 07:49.
#11
Posté 28 10 2009 - 09:30
SaNkA, le 27 octobre 2009 - 19:20, dit :
Dans le cadre du débat sur la prévention de la récidive, la question de la castration chimique est donc à nouveau sur la table. Ce procédé est médicamenteux et vise à empêcher la sécrétion ou la diffusion de la testostérone. Le but étant d'annihiler le désir sexuel.
Alors... quel est ton avis, si tu en as, sur cette question ?
et les femmes dans tout ça?
#12 Invité_Cinquesse_*
Posté 28 10 2009 - 09:36
#13
Posté 28 10 2009 - 09:41
Or, je pense que la racine du problème ne se situe pas qu'au niveau hormonal, mais aussi au niveau psychique et psychologique. Une bonne thérapie, couplée d'une bonne dose de prières (et/ou) pourraient suffir à régler de nombreux problèmes.
#14
Posté 28 10 2009 - 09:58
Comment peut-on essayer de résoudre un problème psychique par une réponse physique ?
C'est comme si quelqu'un dit un gros mot et qu'on lui donne une baffe...
Ca n'a aucun rapport. A mon avis, ca ne résoudra en aucun cas le problème de la récidive sexuelle.
#15 Invité_Cinquesse_*
Posté 28 10 2009 - 11:36
Est-ce que la mode relativement récente, dans tous les pays post-industrialisés, de se raser entièrement le pubis (je parle pour les femmes bien entendu) n'est pas, dans notre inconscient collectif, une incitation subliminale à la pédophilie par le rappel de l'image d'un pubis de fille-prépubère ? Personnellement, quand je tombe sur ça (ou je tombais pour être plus proche de la vérité), je suis toujours assez gêné, sinon très embarrassé, j'ai la nette impression de franchir un interdit sociétal ! Ca me ferai plutôt fuir !
C'est une bonne question ?
#16
Posté 28 10 2009 - 11:38
Je ne nie pas l'existence d'une différence majeure entre ces deux cas, à savoir le gouffre qui sépare un partenaire consentant d'une victime abusée. Sauf que du point de vue du responsable du forfait, la situation objective est la même. Attirance interdite par la société. Viendrait-il de nos jours à l'esprit de fustiger les homosexuels en raison de leur déviance (Hélas, oui, ça arrive encore) ? De les castrer si ils menacent de récidiver au lieu de se "ranger dans le droit chemin" (interprétation libre) ?
Si on ne peut pas convertir un homosexuel, a-t-on une chance de convertir un pédocriminel ? Doit-on au contraire le considérer comme perdu et abandonner toute lutte le concernant (peine de mort, suppression des pulsions) ? Existe-t-il une possibilité de l'aider à exprimer ses pulsions autrement, sans mettre en danger l'intégrité physique et morale de victimes innocentes ?
#17
Posté 28 10 2009 - 11:41
Cinquesse, le 28 octobre 2009 - 12:36, dit :
Est-ce que la mode relativement récente, dans tous les pays post-industrialisés, de se raser entièrement le pubis (je parle pour les femmes bien entendu) n'est pas, dans notre inconscient collectif, une incitation subliminale à la pédophilie par le rappel de l'image d'un pubis de fille-prépubère ? Personnellement, quand je tombe sur ça (ou je tombais pour être plus proche de la vérité), je suis toujours assez gêné, sinon très embarrassé, j'ai la nette impression de franchir un interdit sociétal ! Ca me ferai plutôt fuir !
C'est une bonne question ?
C'est une excellente question, et la réponse est hélas ce que tu crains qu'elle soit.
J'aimerais que ma mémoire me permette de citer mes sources, mais elle est bien trop défaillante pour cela. J'avais lu un article très bien construit sur le sujet, qui présentait également une corrélation avec l'accroissement des infections en l'absence de pilosité. En gros, l'absence de poils, c'est le mal.
#18 Invité_Cinquesse_*
Posté 28 10 2009 - 12:06
Pour ce que j'en sais, ayant étudié quelque peu l'éthologie, la plupart des animaux, mais en particulier les mammifères, possèdent des mécanismes innés d'interdits sociétaux comme la consanguinité pour ne citer que ce seul exemple ; les comportements vis a vis de la progéniture ont également certains mécanismes protecteurs, sauf quelques cas de meurtres chez les lions, les chimpanzés et les gorilles, mais pour une raison de prédominance de la lignée du nouveau chef de meute (on retrouve ce cas chez l'homme, mais en général, ce sont des meurtres virtuels dirigés surtout vers le premier enfant mâle de la famille - je sais de quoi je parle là-).
Pour ce que j'en sais, la pédo-criminalité EST une criminalité, car si on souligne et imagine,souvent, les dommages physiques, on souligne moins les ravages psychiques que ces enfants subissent (Devenus adultes, ils tentent d'ailleurs de reproduire le schéma , preuve, s'il en est, que certaines valeurs sociétales ont été endommagées irréversiblement).
Car, lorsque l'on connaît le mécanisme du développement du corps et du psychisme humain, forcer un être, qui n'est pas prêt, ni physiquement au niveau des organes, ni psychiquement au niveau de la représentation, à l'acte sexuel, est bel et bien un crime mettant l'espèce en danger. Il n'y a pas d'autre mot.
Cependant, lorsque l'on réfléchit à l'organisation sociétale d'animaux sociaux, et particulièrement chez l'humain, on constate que toute déviance, comportement personnel (per se) par rapport à des lois, des règles de vie en commun, écrites ou non, protégeant l'espèce (per gregem) est toujours sévèrement réprimée (par la mort, le bannissement du groupe ou tout autre châtiment). Après tout, Jésus-Christ a été un déviant ; et tous les opposants brimés de l'Histoire l'ont également été !
PS: je ne sais s'il existe encore, mais, si vous en avez l'occasion, visitez le Musée de la Justice et des Châtiments à Fontaine de Vaucluse dans le 84. Si vous avez la chance comme moi, de tomber sur le dernier bourreau de France et un sociologue, de renommée mondiale sur la justice et les châtiments, vous n'aurez pas perdu votre journée et vous aurez matière à réfléchir pour le restant de vos jours (c'est mon cas).
Voilà les réflexions que m'a inspiré l'écrit précédent d'Emeric.
Ce message a été modifié par Cinquesse - 28 10 2009 - 12:10.
#19
Posté 30 10 2009 - 22:41
Et si les pulsions ne pourront être assouvies par le pédophile, je suis pas un spécialiste de Freud mais il se peut qu'il ait des réactions violentes non ?
#20 Invité_Cinquesse_*
Posté 31 10 2009 - 12:43

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